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Qui craint le paiement en ligne ?

Qui craint le paiement en ligne ?

Selon une étude d’envergure sur le e-commerce menée depuis trois ans par le groupe Taylor Nelson Sofres, la sécurité constitue  » la préoccupation numéro un des acheteurs en ligne « . Ainsi, en France, 43 % des non-acheteurs online refusent de communiquer le numéro de leur carte de crédit sur la Toile. L’apparition de nouveaux moyens de paiement sécurisés devrait convaincre les sceptiques…

La carte bancaire : un leader qui a su se renouveler !
La carte bancaire classique constitue aujourd’hui le moyen de paiement le plus utilisé sur Internet. Pour conserver cette place, les groupes bancaires se devaient de diversifier leur offre. C’est aujourd’hui chose faite avec  » l’e-Carte Bleue « , première carte bancaire dédiée aux paiements sur la Toile. Lancée par le GIE Carte Bleue, cette  » carte virtuelle dynamique  » permet à ses souscripteurs d’acheter sur Internet en toute sécurité.

Son fonctionnement est simple. Lorsque le consommateur désire effectuer un achat, il  » active  » son e-Carte Bleue par le biais d’un logiciel téléchargé auprès de sa banque. Grâce à son identifiant et à son mot de passe, il obtient un e-numéro qui servira pour une unique transaction. Il ne lui reste plus qu’à le communiquer au site d’e-commerce sur lequel il veut effectuer son achat, et ce en lieu et place du numéro de sa carte bancaire plastique. Le tour est joué !

Le service e-Carte bleue est actuellement disponible à la Société Générale, à la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France, à la Poste, et bientôt au Crédit Lyonnais et dans les Banques Populaires. Si la concurrence n’offre pas encore de carte similaire, elle propose, comme c’est le cas de la BNP-Paribas avec la carte BNP Net, des cartes bancaires dotées d’assurances et de services Internet (contestation d’un achat en ligne, remboursement sous 48h en cas de fraude avec votre numéro de carte…)

Chèques : le papier l’emporte sur l’électronique !
Pour rassurer leurs clients, et éviter de prêter le flanc à des pirates informatiques, certains sites offrent aux internautes la possibilité de régler leurs achats avec un chèque classique. Outre le fait que ce moyen retarde la livraison des produits et engendre des coûts supplémentaires de traitement, son inconvénient majeur est qu’il gomme le grand avantage d’Internet, à savoir la possibilité d’acheter en ligne, simplement et rapidement !

C’est pour éviter ces lenteurs qu’ont été créés les chèques électroniques, ou  » e-checks « , qui sont stockés dans un  » livret  » détenu par le client. Suivant les systèmes, celui-ci peut les attacher directement à des courriers électroniques ou les envoyer via un système de vérification qui met en contact acheteur et vendeur. Leur seule différence avec les chèques traditionnels est qu’une signature électronique remplace la signature manuelle.

Les porte-monnaie électronique et virtuel : pas encore dans toutes les poches !

Les internautes peuvent aussi régler leurs achats grâce à de nouvelles formes de porte-monnaie. Le premier est électronique. Il s’agit en fait d’une carte prépayée – l’argent est stocké sur le microprocesseur – qui permet d’effectuer en ligne des achats pour des montants peu élevés. Cette carte est à même de satisfaire les internautes puisque, selon l’étude Taylor Nelson Sofres sur l’e-commerce, 61 % des Français qui achètent via Internet consacrent à leurs achats un budget inférieur à 100 Euros par mois.
L’autre porte-monnaie existant est virtuel et l’argent est appelé  » e-money « . Le client doit, avant d’acheter, retirer des unités de monnaie auprès de son institution financière et les stocker dans sa machine. Une fois que celles-ci ont été transférées sur le compte du vendeur, ce dernier peut soit les réutiliser pour effectuer à son tour des achats, soit demander à l’organisme financier précité de les transformer en monnaie réelle.

Il y a deux ans, la société d’études Killen & Associates prévoyait que l’e-mail devancerait, d’ici 2005, les cartes bancaires au rang des moyens de paiement online les plus utilisés.

En France, la Banque Directe, filiale de la BNP, a fait le pari de ce moyen de paiement. L’internaute devait ouvrir un compte auprès d’un intermédiaire technique (MinutePay), fournissant ses coordonnées et son mail. Ce compte pouvait être crédité par carte bancaire, virement ou chèque. Un créancier recevant un e-mail de paiement d’un client pouvait débiter le compte de ce dernier auprès de l’intermédiaire technique qui les liait. Malheureusement, ce service n’a pas emporté l’adhésion du grand public et l’intermédiaire technique auquel s’était associée la Banque Directe a fermé ses portes en mai dernier.
Cet échec n’empêche pas de multiples autres moyens de paiement online d’exister, comme le prélèvement automatique, l’intégration à la facture du fournisseur d’accès internet, l’accès téléphonique surtaxé (audiotel), l’achat par téléphone mobile…

L’innovation n’exclut pas la prudence !

L’avenir de l’achat en ligne réside non seulement dans la création de nouveaux moyens de paiement, modernes et sûrs, mais aussi dans la possibilité de régler online des prestations qui impliquent habituellement une démarche de règlement plus traditionnelle (facture et règlement par chèque, traite…).
S’inscrivant dans cette deuxième tendance, le site Monster.fr propose à ses clients un service rapide, simple et économique :  » Post a Job « . Grâce à cette prestation, que Monster est le seul site d’emploi à offrir aux recruteurs, ces derniers peuvent créer leur offre d’emploi en quelques minutes, la publier et la régler directement en ligne avec leur carte bancaire ou auprès du service clientèle de Monster.
Les règlements online effectués par les clients de  » Post a Job  » sont garantis par VeriSign, société spécialisée dans la sécurisation des paiements en ligne. Même si l’on privilégie l’innovation, comme le fait Monster.fr, on ne saurait être trop prudent !

J.-M. S.