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Chez Mazars, des référents veillent sur les débutant·es en télétravail

Pendant et après le confinement, le dispositif de référents de Mazars accompagne à distance les membres les plus jeunes de ses équipes d’audit. Veiller maintenant à leur sécurité psychologique est une façon de préparer un retour à la normale dans les meilleures conditions possibles.

Un suivi « terrain » à distance, voilà en quoi consiste le dispositif de référents-managers coachs de Mazars. Soixante référents (des managers volontaires de 7 à 10 ans d’expérience) veillent à l’équilibre psychologique d’environ quatre cent cinquante jeunes auditeurs et auditrices. Pendant leurs trois premières années, les débutant·es ne sont pas « sectorisé·es », c’est-à-dire que leur manager change selon les missions, ce qui peut aller jusqu’à dix fois par an. « Ce qui en temps normal n’est pas problématique le devient pendant la crise sanitaire : vers qui ces jeunes doivent-ils·elles se tourner en cas de souci pendant le confinement, et pendant tout le temps où le télétravail restera la règle ? », explique Mathilde Le Coz, directrice Talents et Innovation RH chez Mazars.

Prise de température du moral des jeunes

Très régulièrement, au téléphone ou en visioconférence, individuellement ou en groupe, ces managers coachs rassurent, donnent des perspectives, veillent à la santé mentale de ces débutant·es, font remonter leurs interrogations au COMEX et à la direction des RH qui ensuite leur apportent des réponses concrètes. Une fois par semaine, Mathilde Le Coz et un membre du COMEX s’entretiennent avec les référents. « C’est l’occasion d’échanger sur l’état psychologique de ces jeunes. Au bout de quelques semaines de confinement, nous avons constaté une surchauffe, c’est remonté plusieurs fois, nous avons donc fait en sorte de rétablir un certain équilibre », ajoute-t-elle.

Messages de la direction sur le droit à la déconnexion

Chez ces profils dont c’est le premier job, aucune baisse d’activité et de performance. Les jeunes qui vivent seul·es se sont réfugié·es dans le travail, vu comme une échappatoire. « Le travail peut être aussi un élément stabilisateur dans un contexte anxiogène », remarque notre interlocutrice. Il a cependant fallu leur rappeler qu’il est primordial de déconnecter du boulot le week-end et le directeur général en personne a communiqué sur le droit à la déconnexion.

Pop-up, sondages, intranet : des outils en renfort

En appui de cette parole venue d’en haut, un pop-up a été installé dans le système de messagerie : en cas d’envoi de courriel à une heures indue ou pendant le week-end, une fenêtre d’alerte propose de le différer et sensibilise ainsi à la question de la déconnexion. L’outil de sondage de Mazars est par ailleurs très utile pour s’enquérir du moral de la jeune troupe : après l’acceptation du début du confinement, suivie d’une phase de morosité et de perte de motivation, il s’est amélioré bien que la fatigue se fasse sentir, du fait justement de l’hyper connexion des deux derniers mois. L’intranet a aussi permis de créer une communauté de stagiaires qui a pu être un soutien pour des jeunes éloigné·es de leurs proches.

Un dispositif d’urgence susceptible de faire évoluer la culture managériale

« Le déconfinement ne marque pas la fin de la crise, ce n’est qu’une étape, donc ce dispositif de référents-managers coachs reste un outil très utile actuellement et pour les mois à venir », estime Mathilde le Coz. Les référents appréciant énormément leur rôle d’accompagnement hors questions opérationnelles, il n’est pas exclu que ce dispositif perdure et contribue à faire évoluer la culture managériale du cabinet.

Sophie Girardeau

Publié le 19 mai 2020.