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Les Français inquiets de retourner au travail, et soucieux de trouver du sens dans leur emploi

Seul plus d’un salarié sur dix (13%) trouve du sens dans leur emploi.

Nous avons interrogé les actifs français, sur leurs plus grandes craintes par rapport à leur activité professionnelle. Avant la crise, ils avaient déjà été questionnés sur leur rapport au travail et sur une éventuelle récession lors de l’étude SOTC Monster opérée début 2020, et quatre salariés sur cinq se sentaient en sécurité dans leur emploi (82%). Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles sont leurs craintes ? Qu’est-ce qui les motive ? L’enquête révèle une crainte autour de la reprise du travail, principale inquiétude des Français, et une volonté croissante de mettre plus de sens dans leur travail.

Enseignements clés de l’étude :

  • La crainte de prendre des risques pour sa santé est la première inquiétude pour 65% des actifs Français
  • Les personnes en activité partielle sont les plus soucieuses de la situation économique de leur entreprise (64% contre 52% de la population)
  • Les salariés français restent attachés à leur salaire, et ne sont pas prêts à faire des concessions
  • Plus d’un Français sur deux (55%) pense que la crise a eu des répercussions sur le sens qu’il accordait à son travail, particulièrement chez les jeunes (61% des 18-24 ans)

L’inquiétude des Français partagée entre un retour au travail et une reprise trop lente…

Quelques jours avant le déconfinement, Monster a interrogé les Français sur leurs principales craintes professionnelles suite aux impacts de la crise du Covid-19.  Une grande majorité d’entre eux (65%) se soucie de sa santé et celle de ses proches. Une anxiété particulièrement présente chez les personnes vivant dans les territoires les plus touchés par l’épidémie, comme les habitants du Nord-Est de l’hexagone (+3 points) ou ceux résidant en région parisienne (+4 points), comme chez les personnes vivant avec des enfants (+5 points).  

Pourtant, même si la population est largement consciente du risque sanitaire, plus d’un actif sur deux (54%) se dit inquiet à l’idée de ne retrouver son lieu de travail que dans plusieurs semaines ou mois. Le gouvernement ayant appelé à prolonger le télétravail, c’est un scénario qui s’envisage pour des milliers des Français. Cette crainte est d’avantage présente chez les personnes qui ont vu leur activités interrompues ou ralenties. En effet 60% des répondants ayant été mis en chômage partiel appréhendent davantage une lente reprise. Ce sentiment est moins partagé par les Millenials (25-34 ans) : ils sont moins d’un sur deux (46%) à exprimer cette crainte.

Autre impact révélé par l’enquête : 58% de la population active s’inquiète pour son évolution professionnelle. La mise à l’arrêt de l’économie et de certaines entreprises peut aussi être un frein potentiel à l’ambition que portaient les Français en début d’année : avant la crise*, 32% des actifs attendaient de l’année 2020 une promotion et 37% souhaitaient monter en compétences.

La génération Z (18-24 ans), nouvelle entrante sur le marché de l’emploi, voit son avenir à l’heure du coronavirus particulièrement sombre. Assez loin de se préoccuper des risques sanitaires (seulement 53% vs 65% au total), pour eux, l’enjeux est tout autre : 76% se disent inquiets quant à leur évolution professionnelle (soit +19 points par rapport à l’ensemble des répondants). Et près d’un jeune sur deux (43%) a peur de ne pas trouver ou retrouver d’emploi dans les mois à venir.

 


Mise en perspective avant / après la crise

Il ressortait du constat dressé par Monster en 2019* que 44% des Français estimaient que leur emploi serait en jeu si la France devait connaître une récession et 56% se disaient susceptibles de chercher un nouvel emploi en cas de récession.

Aujourd’hui, 52% sont inquiets de la situation économique de leur entreprise et ont peur d’un licenciement, ajouté à cela un quart des Français (25%) sont inquiets de ne pas trouver ou retrouver d’emploi dans les mois à venir.


Côté salaire, pas de concession même en temps de crise

La nouvelle étude Monster montre que le salaire est un critère prédominant dans la recherche d’emploi, et le contexte économique semble avoir peu d’influence : une personne sur 10 seulement (10%) est prête à accepter une rémunération en deçà de ses attentes vis-à-vis du contexte économique (17% pour les personnes en situation de chômage).

Seulement 12% des salariés sont prêts à accepter un compromis, à la condition de pouvoir renégocier le salaire à la sortie de crise. La négociation n’inspire donc pas particulièrement confiance, mais séduit davantage les personnes actuellement en chômage partiel (22%).

Le chiffre des Français prêts à faire une concession totale sur leur rémunération atteint 21% si, et seulement si, la période de recherche d’emploi devait perdurer dans le temps. Il est toutefois plus fort chez les jeunes qui montrent davantage de signes d’impatience et sont plus pressés de faire leurs preuves (34% des 18-24 ans).


Mise en perspective avant / après la crise

Dans son étude de 2019, Monster révélait que le salaire était une priorité pour plus de six Français sur 10 (62%)*. C’était également le principal motif d’insatisfaction au travail, pouvant justifier un changement d’emploi (38%) ou le refus d’une proposition (46%). Aujourd’hui le salaire reste important et intouchable pour 46% des Français qui n’envisagent pas une revue à la baisse même face à la crise économique.


Un Français sur deux se questionne aujourd’hui sur le sens de son travail

Si la crise sanitaire a permis à 13% des répondants de trouver du sens dans leur emploi ou de prendre conscience de la valeur de leurs missions, un quart des Français (24%) reconnait ne pas porter particulièrement d’attention à la question du sens. Cette proportion tend d’ailleurs à croître avec l’âge des répondants (30% des plus de 55 ans vs 17% des 25-34 ans).

Ils sont tout de même un Français sur deux (55%) à réfléchir sur le sens de son travail, voire de son utilité depuis le début de la pandémie.

D’un côté, la volonté de « faire quelque chose pour changer son quotidien » est présente chez un salarié sur quatre (25%). Cela peut se traduire par la recherche de nouvelles responsabilités, la concrétisation de projets extra-professionnels, voire une envie de reconversion. Les jeunes, et les habitants d’Ile-de-France, sont encore plus nombreux (36% des 18-24 ans et 32% des franciliens) à affirmer le besoin de retrouver du sens dans leur environnement professionnel.

De l’autre côté, la crise a amené 30% de la population active à se questionner sur l’utilité de son rôle et de ses missions quotidiennes… mais pas au point d’envisager quelques changements concrets.


Mise en perspective avant / après la crise

Avant la crise, une minorité de Français (11%) considérait que le sens de son travail pouvait être la cause d’un certain mal-être. L’idée semble avoir évolué rapidement avec cette période de confinement générant une perte de repères et parfois même un sentiment d’inutilité.


 

« L’investissement du personnel soignant et des professionnels de la ‘première ligne’, et les initiatives solidaires ont suscité l’admiration des Français, emportant la moitié d’entre eux à réfléchir sur le sens de leur travail. L’état d’esprit qui en ressort montre les signes d’une volonté de changer quelque chose tout de suite au travail, de façon plus ou moins radicale pour certains. Les entreprises doivent être attentives à ces signaux et savoir également se réinventer pour remplir pleinement leur rôle d’acteur clé de la cité » souligne Romain Giunta, responsable éditorial de Monster.fr

 

Retrouvez ici le Livre blanc Monster sur la gestion de crise, édité et mis à jour durant cette période de crise sanitaire.

Méthodologie :

Etude Monster via Yougov – L’enquête a été réalisée sur 2021 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 29 Avril au 1er Mai.

 

Publié le 14 mai 2020.

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