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Monster x Etude Yougov : Jeunes et 1er emploi

Monster x Etude Yougov : Jeunes et 1er emploi

Monster – Levallois-Perret, le 21 septembre 2021 – En cette rentrée 2021, comment la génération Z perçoit son entrée sur le marché de l’emploi et sa carrière professionnelle ?  Monster, leader de la mise en relation entre les personnes et les opportunités de carrière, a interrogé les jeunes âgés de 18 à 24 ans pour connaître leur position face au marché du travail bouleversé par la crise sanitaire. Ressenti, freins, critères d’embauche prioritaires, salaire et télétravail, les attentes de la génération Z, Monster révèle des informations clés pour comprendre les candidats d’aujourd’hui et de demain.

Enseignements phares :

  • Les hommes se montrent plus confiants que les femmes (55% vs 43%) face à la recherche d’un emploi
  • Les plus pessimistes habitent dans les grandes agglomérations
  • Le CDI demeure le grand favori des jeunes
  • Les candidats souhaiteraient que la personnalité et le niveau d’études soient les critères principaux des recruteurs
  • Le manque d’expérience (43%) et les discriminations (24%) sont considérés comme les plus grands obstacles par la génération Z
  • 78% n’accepteraient pas un emploi qui n’a pas de sens pour eux et 64% n’accepteraient pas non plus un salaire inférieur à celui visé
  • 49% affirment pouvoir accepter facilement un emploi sans possibilité de télétravail 

L’état d’esprit des candidats en 2021, entre optimisme et inquiétudes 

Les hommes sont plus confiants que les femmes

Monster a interrogé les jeunes diplômés et actifs âgés de 18 à 24 ans pour connaitre leur ressenti face à leur avenir professionnel. A cette question, deux orientations se profilent avec les optimistes et les plus nuancés. Malgré le contexte sanitaire, les jeunes déjà sortis des études ne sont pas défaitistes ! Ils sont 49% (vs 35%) à se projeter positivement dans l’avenir. Et avec 55% de répondants indiquant être confiants – dont 18% très confiants -, les hommes décrochent la palme de l’optimisme ! Les femmes, quant à elles, émettent plus de réserve avec 41% déclarant craindre l’avenir ; les plus optimistes représentent seulement 9% d’entre elles, moitié moins que les hommes.Des disparités dans les territoires existent également avec des régions plus ou moins confiantes sur la question de l’avenir professionnel.

Grandes villes ou zones rurales de France : où vivent les optimistes ?

Dans un tour de France, le Sud-Est se place en haut du podium avec 54% des interrogés optimistes. Le Sud-Ouest quant à lui est sur la réserve avec 41% des répondants qui expriment un manque de confiance. La région parisienne se situe à mi-chemin avec 47% de confiants. En tête avec 53%, il semblerait que les zones rurales insufflent plus de confiance à ses habitants. En dernière position, ce sont les résidents des grandes agglomérations qui laissent transparaître de l’inquiétude quant à leur avenir avec 41% d’entre eux se déclarant confiants pour leur carrière. La confiance est également liée au fait d’avoir déjà été confronté à la recherche de son premier emploi. Les étudiants se déclarent ainsi peu confiants (seuls 43% le sont), redoutant certainement une forte concurrence à l’entrée du marché du travail alors que les jeunes actifs, même si encore peu expérimentés, montrent plus de foi en leur capacité à évoluer professionnellement (68% se disent confiants).

Les jeunes s’inquiètent du manque d’expérience et des discriminations

A travers cette étude, Monster dresse la liste des critères d’embauche qui semblent prioritaires aux yeux des jeunes mais également les principales inquiétudes rencontrées par les candidats lors de leur recherche d’emploi. C’est en première position – et à égalité – pour sa personnalité et son niveau d’études que la génération Z souhaite être recrutée (21%). L’expérience et la cohérence du parcours, quant à elles se placent en 2ème (19%) et 3ème position (10%). Ce top 3, dressé par près de la moitié des interrogés, est à l’image des bouleversements initiés avant la crise sanitaire. « Les jeunes candidats souhaitent valoriser qui ils sont et ce qu’ils ont entrepris. Les soft skills notamment – ou autrement dit les « compétences douces » – sont de plus en plus recherchées et valorisées par les recruteurs. L’esprit d’initiative et l’adaptabilité par exemple sont aujourd’hui des qualités les plus attendues en entreprise. » remarque Romain Giunta, responsable éditorial de Monster.

 

Top 3 des atouts identifiés par les jeunes de 18-24 ans lors du recrutement

  1. La personnalité et le niveau de diplôme
  2. L’expérience professionnelle
  3. La cohérence du parcours

 

Malgré cela, le recrutement est toujours source d’inquiétude et les futurs candidats expriment leurs craintes de ne pas être recrutés pour ces mêmes critères. Avec 43%, le manque d’expérience arrive en tête des freins potentiels exprimés par les jeunes interrogés. Plus accru pour les personnes ayant suivi des études supérieures (47%) que pour les personnes qui ne sont pas titulaires du baccalauréat (29%), ce sentiment touche également les étudiants qui ne sont pas encore sur le marché du travail (48%). Les anciens et actuels étudiants semblent ainsi partager l’idée que les études ne forment pas assez à l’entreprise !

Autre frein dans les recrutements mis en avant : près d’un quart des jeunes interrogés (24%) considère les discriminations fondées sur le genre, la validité, l’orientation sexuelle, l’appartenance ethnique ou religieuse comme le deuxième plus gros obstacle. Cette préoccupation touche davantage les femmes (28%) que les hommes (19%) et les plus jeunes (28% des 18-21 ans vs 20% des 22-24 ans). A la suite du classement, c’est à égalité (22%) que le manque de réseau, la concurrence entre les candidats et la situation économique des entreprises préoccupent les candidats. La peur de la concurrence est inversement proportionnelle au niveau de diplôme : 27% pour les personnes ayant atteint un niveau d’études supérieures la craignent contre 15% chez les personnes non titulaires du baccalauréat.

 

Top 3 des freins pour trouver un emploi selon les jeunes de 18-24 ans

  1. Le manque d’expérience (43%)
  2. Les discriminations fondées sur le genre, la validité, l’orientation sexuelle, l’appartenance religieuse (24%)
  3. Le manque de réseau, la concurrence entre les candidats et le situation économique des entreprises (22%)

 

La quête de sens au travail se confirme en 2021

A la recherche d’un emploi stable

Pour les candidats, le type de contrat proposé est l’un des critères majeurs dans la recherche d’emploi, notamment avec la crise sanitaire qui a considérablement impacté le marché de l’emploi en France et à l’étranger. Contrat à Durée Déterminée (CDD), intérim, Contrat à Durée Indéterminée (CDI), temps partiel ou même contrats à réaliser à l’étranger comme le Volontariat international en Entreprise (VIE) ou en Administration (VIA), ce sont autant de contrats que de choix.  Le CDI a sans conteste la préférence des 18-24 ans pour un candidat sur deux (52%), et cela en zone rurale comme dans les grandes agglomérations. Les jeunes actuellement dans l’emploi le plébiscitent encore plus fortement, le CDI étant le graal pour 62% d’entre eux. Loin des clichés sur la volatilité de la génération Z, les attentes sont ainsi plutôt traditionnelles et les CDD ne sont envisagés que par 20% des 18-24 ans.

Savoir faire preuve de flexibilité mais pas à n’importe quel prix

Concernant le poste, 75% des candidats accepteraient de travailler dans un secteur qu’ils n’avaient pas visé au départ mais dans lequel ils pourraient exercer son métier. Cependant, bien qu’adaptables, 78% des répondants affirment qu’ils n’accepteraient pas un emploi qui n’a plus de sens pour eux. Une tendance accrue qui se confirme chez les jeunes de la génération Z. Monster avait observé une hausse de la recherche de sens dans le courant de l’année 2020 (+8 points pour atteindre 40% en fin d’année). Les jeunes n’oublient pas pour autant le salaire. Malgré une entrée sur le marché du travail difficile et complexe, près des deux tiers des jeunes (64%) ne sont pas prêts à faire des concessions sur leurs prestations salariales et n’accepteraient pas de revoir le salaire recherché à la baisse.

Avec la crise sanitaire, bon nombre de recruteurs proposent désormais le télétravail qui est apprécié d’un grand nombre de salariés et mis en avant dans les offres d’emploi. Cependant, 49% affirme pouvoir accepter facilement un emploi sans possibilité de télétravailler. La possibilité d’être à 100% en télétravail provoque, quant à elle, une réaction mitigée de la jeune génération ; seule la moitié des répondants (54%) accepterait d’intégrer un emploi à distance sans possibilité de se retrouver dans des locaux.

Méthodologie :

Enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1000 français âgés de 18 à 24 ans du 22 juillet au 4 août 2021 par l’institut YouGov.

 

Publié le 21 septembre 2021